Lutte anti-corruption : « La Côte d’Ivoire, pays à risque de corruption modéré »


136ème en 2013 contre la 105ème place en 2018. 22 ème en 2018 contre la 41 ème place en 2017, de (-0.39) à un score positif de (+0.35) en quelques années…dans la lutte contre la corruption, le constat est net : la Côte d’Ivoire progresse selon l’ONG Tansparency International, le programme américain « Millenium Challenge Corporation » et la fondation Mo Ibrahim, des baromètres internationaux de la corruption au monde.

Le 9 décembre dernier, journée internationale de lutte contre ce fléau, le pays s’est joint à ceux du monde pour montrer actions, moyens de lutte et engagement contre « ce cancer » qui gangrène aussi bien les affaires, le développement et la stabilité du pays au cour d’une conférence de presse au plateau, CGECI (Confédération Générale des Entreprises de Côte d’Ivoire – Patronat ivoirien)

Mesures préventives ivoiriennes contre la corruption

La Côte d’Ivoire ratifie la Convention des Nations Unies contre la Corruption en 2012. Cette volonté politique se traduit par la mise en place d’un cadre juridique et institutionnel spécifique à la lutte contre le mal et les infractions assimilées, avec la création de la Haute Autorité pour la Bonne Gouvernance la même année. 6 années plus tard, l’autorité met un accent sur les mesures répréhensibles.

« Les corrupteurs et les corrompus devront savoir que la lutte sera sans répit, qu’elle n’admettra ni faiblesse ni compréhension de notre part, et que la loi sera appliquée dans toute sa rigueur». Si N’Golo Coulibaly, président de la haute autorité pour la bonne gouvernance durcit le ton, c’est parce que depuis sa création, son institution en synergie avec les structures actives dans l’amélioration de la gouvernance, a d’abord privilégié les actions de sensibilisations contre la corruption et les infractions assimilées.

Les activités majeures réalisées ont concerné entre autres :

– L’information et la sensibilisation des populations à travers des campagnes dans les régions de Côte d’Ivoire il y a un an. La première étape de cette campagne s’est tenue du 22 au 25 avril 2018 dans les régions du Iffou, du N’Zi, du Moronou, du Bélier et le district autonome de Yamoussoukro.

 – La réception des déclarations de patrimoine des personnalités et agents publics, assujettis à cette obligation.

– La mise à la disposition des populations d’un numéro vert (800 800 11) pour dénoncer le racket et toutes autres formes de corruption. 

Crédit photo: Wikipédia

Malgré tout le mal persiste

“ La corruption insidieuse est présente et touche tout le monde, les solutions doivent être à la fois individuelles et collectives” déclare Michelle PEPE, membre de la société civile. L’autorité quant à elle propose aux populations une dénonciation massive des actes de rackets et assimilés. “Il faut que les victimes de corruption intensifient les plaintes et les dénonciations contre la corruption” souligne le Commissaire OURA, panéliste à l’atelier organisé pour l’occasion. « La preuve du délit de racket et de corruption peut être obtenue par enregistrement vidéo. Les citoyens peuvent filmer ces actes et les fournir à la justice » ajoute Ange KESSI, procureur militaire surnommé le traqueur d’indélicats hommes en tenues .

En 2020, une opération de signature d’une banderole par des célébrités ivoiriennes du sport, de la musique ou du monde politique, qui acceptent de s’engager à lutter contre la corruption est prévue. Le top départ est donné par l’apposition des signatures du Président de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance, du procureur Ange Kessy ainsi que plusieurs autres acteurs engagés dans la lutte.

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