Aboubakar Diaby : « mon eldorado, c’est Samatiguila »

Son idée de petite entreprise est une solution à un gros besoin qui se ressent à SAMATIGUILA, une localité située à 40 km d’Odienné:
sa cité est une grosse zone de production manuelle du maïs Aboubakar hérite de l’activité de désherbage et de labourage de son père. Il dispose de plusieurs tracteurs. Avec son revenu régulier-30 000 Fcfa l’hectare de champ nettoyé- amassé sur plusieurs années, l’homme s’offre une batteuse de maïs à 1 500 000 Fcfa qu’il pose au quartier Sossanon, non loin de la grande mosquée de la ville. Il sait également que les producteurs sont pauvres. Abou se paie donc en nature: sur 10 sacs de maïs décortiqués, broyés et conditionnés, L’homme d’affaires perçoit 1 sac, Soit 10 % de la production du paysan. C’est le deal. Et il fonctionne bien entre eux depuis 3 ans. Le prestataire de services n’intervient pas qu’à Samatiguila. Mamougoula , Mafèlè, Fredougou, Djirila, Minignan, Djanèguèla, Manadou, Kagnasso, Gliya, ces villages satellites sont ses zones d’intervention avec pour même principe de paiement. Les affaires vont tellement bien pour ce père de 5 enfants qu’il compte dans les jours à venir acquérir une autre batteuse dédiée au riz. Abou qui dispose de 10 employés ne rêve en aucune façon d’immigrer vers Abidjan. Son eldorado, dit-il, c’est SAMATIGUILA.
Nb: le sac de maïs prêt est revendu à 10 000 fcfa 

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